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Royale
Gendarmerie à cheval du Canada (RGCC) : 1945 à 1949
Table des matières
Réorganisation de l'après-guerre - 1945 à 1950 La période de l'après-guerre fut marquée par l'amélioration des installations de la GRC et par l'expansion rapide de ses ressources. La Royale Gendarmerie continua de confier le travail administratif à des employés de la fonction publique et conserva les services de la réserve. On recruta à nouveau et on instaura un programme de formation théorique et pratique plus rigoureux. La période fut surtout témoin d'un emploi grandissant de la technologie, en particulier dans le domaine des communications.
À la fin de la guerre, le personnel et l'équipement des services de l'air et de la marine furent rendus à la Royale Gendarmerie. Le Service de la marine fut réorganisé pour inclure quatre anciens dragueurs de mines additionnels, quatre chaloupes à moteur et 13 navires de patrouille pour la défense portuaire. En 1947, avec 195 membres, on créa une division dont les quartiers généraux furent installés à Halifax. Le personnel affecté à la Division maritime fut chargé des opérations de sauvetage et de l'inspection des navires selon la Loi sur la marine marchande du Canada, et de l'application de la Loi sur les douanes et l'accise et des autres lois fédérales. Le Service de l'air fut réorganisé en 1946, les quartiers généraux étant à Rockcliffe et des détachements étant créés dans chacune des quatre provinces de l'Ouest. En 1950, le Service comptait sept avions et 20 membres du personnel. Le Service de l'air était responsable d'une grande diversité de tâches, comme : transporter les officiers, les experts du laboratoire, les chiens de police, les témoins, les prisonniers et les preuves; effectuer des patrouilles dans le but d'appliquer la Loi sur les douanes et l'accise; aider en cas de recherche lors d'opérations de sauvetage; transporter les marchandises aux détachements du Nord; aider en cas de situation de crise civile comme des inondations et des feux de forêt.
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| En 1946, on créa le Service de l'air en achetant deux Beechcraft et un Grumman Goose amphibie. | ||||||||||||||||||||||
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Expansion des opérations de la Section du renseignement En 1945, peu de temps après la fin de la guerre, la désertion d'un chiffreur de l'ambassade russe à Ottawa, Igor Gouzenko, permit de faire la lumière sur l'existence complexe d'un réseau d'espionnage opérant au Canada. Pendant la guerre, la RGCC avait averti le gouvernement que l'Union soviétique n'avait pas abandonné son but de dominer le monde au moyen de l'espionnage, et par d'autres moyens également, et que certaines personnes au sein du gouvernement canadien en faisaient partie. Les révélations de Gouzenko inaugurèrent l'ère moderne qui ouvrit la voie aux opérations de la Section du renseignement au Canada. Après une longue enquête de la Royale Gendarmerie, la Commission royale recommanda l'expansion de ses fonctions reliées à la sécurité. C'est pourquoi, le nombre de personnes qui travaillaient pour la Section du renseignement augmenta rapidement. Cette section, qui faisait partie de la sous-direction des enquêtes criminelles, devint en 1946 une sous-direction spéciale, séparée et indépendante de la Royale Gendarmerie. Après la Seconde Guerre mondiale, il y eut aussi une expansion constante des activités reliées aux enquêtes et à la prévention, à la fois en ce qui concerne des organismes de renseignements étrangers au Canada et des formes de « subversion » au pays. La croissance démographique dans le Nord après la guerre, due en partie à la reprise des mines d'or, occasionna en même temps une augmentation du nombre de crimes et de trafiquants le long de la route de l'Alaska; autrement dit, il fallait davantage de patrouilles. Les infractions à la Loi sur les Indiens, surtout reliées à des questions d'alcool, augmentèrent aussi. De plus, la RGCC fut responsable de l'enregistrement des familles inuites admissibles à des indemnités selon la Loi sur les allocations familiales de 1944, une tâche rendue difficile par le fait que la date de naissance des enfants n'était pas enregistrée. Les services de la RGCC dans le Nord furent radicalement transformés par l'arrivée des moyens modernes de communication et de transport. En 1946, une des stations radiophoniques les plus septentrionales d'Amérique du Nord fut installée à Dundas Harbour, sur l'île Devon. En 1950, la goélette St. Roch partit pour effectuer des patrouilles d'Esquimalt à Halifax, en passant par le canal de Panama, étant ainsi le premier bateau qui fit le tour de l'Amérique du Nord. La même année, Henry Larsen établit un record en parcourant 17 328 milles par avion, par bateau et par auto pour inspecter les détachements de l'Arctique.
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| La Loi sur les allocations familiales de 1944 ajoute une tâche nouvelle aux rôles divers du gendarme, presque le seul représentant du gouvernement canadien dans l'Arctique et faisant office de maître de poste, d'agent des douanes, d'agent des statistiques démographiques, etc | ||||||||||||||||||||||
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En 1945, la RGCC créa un programme de relations communautaires appelé « Jeunesse et police » dont le but était de réduire le nombre de délinquants juvéniles et de promouvoir de bonnes relations entre la police et la jeunesse. Les membres de la Royale Gendarmerie participèrent volontairement à ce programme qui comprenait des ateliers dans les écoles et dans les églises, ainsi qu'une participation à des sports et à des activités communautaires. Le programme connut un si grand succès qu'il attira l'attention de plusieurs groupes aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle Zélande. La première parade du Carrousel eut lieu à Regina, sur le site de la Division Dépôt, en 1887. Les représentations publiques régulières commencèrent en 1904. À ce moment-là, le commissaire Perry en comprit la valeur comme outil de promotion pour les bonnes relations publiques. Le spectacle équestre basé sur les exercices de cavalerie traditionnels, généralement accompagné de musique, devint rapidement une attraction populaire en Amérique du Nord. Au cours des années 1920 et 1930, il y eut deux Carrousels, un à Regina et un à Ottawa. Les activités du Carrousel furent interrompues lorsque la guerre éclata en 1939, mais elles reprirent en 1948. C'est alors que le commissaire Wood vit son rêve se réaliser : un Carrousel avec des chevaux entièrement noirs et des cavaliers en tuniques rouges.
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| Le carrouel de la G.R.C. | ||||||||||||||||||||||
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Gendarmerie royale du Canada (GRC) : 1949 à aujourd'hui Expansion dans les années 1950 L'accroissement démographique considérable des années 1950, dû à l'augmentation du taux de natalité et à l'arrivée d'un million et demi d'immigrants en provenance d'une Europe ravagée, entraînèrent l'expansion des services de la GRC. Il y eut davantage de vols avec violence, de trafic de stupéfiants et de chèques falsifiés. Dans le but de diminuer le crime, on publia en français et en anglais une brochure intitulée Crime dans votre communauté, dans laquelle on demandait aux gens d'affaires et aux propriétaires de tout le Canada de participer activement à la prévention du crime. Une deuxième brochure intitulée Attention aux faux chèques suivit peu après. En 1953, on créa une équipe d'enquête pour améliorer l'efficacité des divisions et des détachements, et on fit une analyse de la charge de travail et des responsabilités de tous les membres de la Gendarmerie royale. On prouva ainsi au-delà de tout doute que les effectifs de la GRC n'étaient pas suffisants et que bien des membres accomplissaient des tâches de grades supérieurs. En 1954, les effectifs de la Gendarmerie royale étaient portés à 4 420 hommes. De plus, en 1960, le gouvernement autorisa une main-d'oeuvre additionnelle pour un total de 7 558 employés. On venait d'inclure la nouvelle catégorie des « membres civils », c.-à-d. les membres qui effectuent des fonctions spécialisées, mais qui ne sont pas des agents de la paix. L'hébergement fut aussi amélioré par l'acquisition et la rénovation d'un grand séminaire qui se trouvait aux abords d'Ottawa pour la Direction générale et par la conception d'édifices standardisés pour les détachements de tout le pays. La Division des quartiers généraux fut restructurée en 1960 pour compter six directions : Opérations et Enquête criminelle, Service de sécurité et de renseignements, Administration et Organisation, Service de la marine, Télécommunications, et Services et Approvisionnement. Les quartiers généraux du Service de la marine furent transférés de Halifax à Ottawa afin d'avoir un contrôle plus centralisé des bateaux, à la fois sur les côtes Est et Ouest, ainsi que sur les eaux intérieures. Il y eut d'autres développements notables dans les années 1950. On améliora les communications en utilisant davantage de véhicules équipés de radios, et en installant une radio émetteur-récepteur sur les bateaux chargés d'effectuer les patrouilles sur les Grands Lacs. Le système prit encore de l'importance lorsqu'on installa des radiotéléphones dans un certain nombre de détachements du Grand Nord. En 1958, on ajouta au réseau de communications de la GRC un système Télex qui offrit un service rapide et efficace d'un océan à l'autre. À l'époque, les laboratoires de criminologie introduisirent de nouvelles techniques et, en 1958, on ouvrit un nouveau laboratoire à Sackville, au Nouveau-Brunswick. La Sous-direction de l'identification créa une Section des chèques falsifiés et commença d'utiliser le système Soundex pour accélérer la recherche des fiches. Les Groupes des cinémomètres radars et des éthylomètres améliorèrent leurs méthodes pour collecter des preuves dans les cas d'excès de vitesse et de conduite avec facultés affaiblies. De plus, l'accent fut mis plus que jamais sur la formation des recrues et des membres.
Au début des années 1950, la GRC commença à recruter des membres civils pour une Division spéciale en tant que rédacteurs analystes. Leur rôle premier était d'analyser les renseignements fournis par les gens sur le terrain et de rédiger des rapports de renseignements pour les ministères du gouvernement. En 1956, la Division spéciale devint une direction connue sous le nom de Service de sécurité et de renseignements, ou Direction « I ».
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Pendant les années 1950, le travail de la GRC à l'échelle internationale devint toujours plus conséquent. On envoya les membres de la Gendarmerie royale en Europe pour interroger les personnes ayant fait une demande d'immigration au Canada afin d'exclure celles qu'on ne souhaitait pas accueillir à cause d'activités criminelles ou politiques. En 1951, on ouvrit un bureau de contrôle des visas à Londres, en Angleterre, et en 1959, on en ouvrit un deuxième à Cologne. De plus, grâce à la collaboration d'un agent et de plusieurs membres du personnel à Washington, D. C., la GRC maintint une liaison avec le U.S. Bureau of Investigation, le Narcotics Bureau, les Customs and Immigration Departments, et le Service secret. Démission du commissaire Nicholson En 1959, pendant la grève des travailleurs du bois à Terre-Neuve, le commissaire L. H. Nicholson démissionna en guise de protestation contre le refus du gouvernement fédéral de permettre à 50 membres de la GRC d'autres provinces de venir renforcer les effectifs locaux. Étant donné que la GRC n'est pas une organisation autonome, il fallait l'approbation fédérale pour obtenir les renforts, ce qui fut refusé en raison des perturbations que cela aurait causé dans d'autres services. Nicholson n'était pas d'accord, et il considéra la décision du gouvernement comme un manque de confiance qui empêchait la Gendarmerie royale de remplir son contrat avec la province. Campagne contre le crime organisé en 1960 Pendant la période d'après-guerre, les efforts faits par la GRC pour combattre le crime organisé furent couronnés de succès. Entre 1941 et 1951, la Gendarmerie royale réussit à intenter des poursuites pour complot contre des distilleries illicites de la région de Winnipeg, une association de malfaiteurs transportant des stupéfiants de l'Ontario jusqu'à la côte Ouest, et un groupe de Toronto distribuant des billets de dix dollars canadiens falsifiés à Buffalo. Cependant, en 1960, le commissaire Harvison lança un avertissement, expliquant que le crime organisé se répandait dans tout le pays, que le Canada était devenu une « cible toujours plus attractive » pour les associations du crime organisé. Les principales activités criminelles étaient le trafic de stupéfiants, la fraude, la contrefaçon, le blanchiment d'argent, la contrebande et le jeu illégal. La campagne de la GRC contre le crime organisé commença en 1961 avec la création de sept Groupes des renseignements criminels, de Montréal à Vancouver. Leur but était de savoir qui faisait partie des groupes criminels et quelles étaient leurs méthodes caractéristiques de fonctionnement. Le trafic des drogues
posa des problèmes particuliers à la GRC. Peu de personnes
impliquées se plaignaient à la police et encore moins de
gens étaient prêts à fournir des renseignements. La
meilleure façon d'enquêter pour les membres de la Gendarmerie
royale était d'agir comme agents d'infiltration. En 1962, un gendarme
de la GRC joua le rôle d'un héroïnomane, ce qui permit
la condamnation de 20 trafiquants. L'année suivante, la Gendarmerie
royale arrêta un groupe de trafiquants d'héroïne à
Guelph, en Ontario, groupe qui fournissait de la drogue aux régions
de Toronto et de Hamilton. Néanmoins, le nombre de toxicomanes
augmentait et de nouveaux fournisseurs arrivaient sur le marché
pour encaisser des profits considérables. La GRC n'avait simplement
pas les ressources suffisantes pour tous les arrêter. La Commission sur l'enquête Dorion En 1964, un scandale éclata impliquant des politiciens éminents et la GRC fut sévèrement critiquée à cause de l'événement. Les autorités américaines avaient accusé un résident du Québec, Lucien Rivard, d'importation de stupéfiants et avaient demandé son extradition. L'individu fut arrêté par la GRC et détenu dans une prison de Montréal. Raymond Denis, chef de cabinet du ministre de la Citoyenneté, offrit un pot-de-vin de 20 000 $ à l'avocat montréalais Pierre Lamontagne afin d'obtenir une liberté sous caution. Une somme additionnelle de 60 000 $ devait être déposée dans les coffres du parti Libéral. Lamontagne refusa le pot-de-vin, mais ne rapporta le fait à la GRC que près de quatre semaines plus tard. La Gendarmerie commença immédiatement une enquête, mais ne réussit pas à trouver les preuves nécessaires pour appuyer l'accusation de Lamontagne. Le dossier fut clos jusqu'à ce que la question soit soulevée à la Chambre des communes et que le gouvernement dans l'embarras nommât une Commission royale d'enquête dirigée par Frédéric Dorion, juge en chef de la Cour suprême du Québec. Le Rapport Dorion, paru en juin 1965, conclut que la preuve d'infraction criminelle était suffisante et on reprocha à la Gendarmerie royale d'avoir mal mené son enquête et d'y avoir mis fin prématurément. Par conséquent, la GRC décida que, dorénavant, toutes les causes où un lien était établi entre des politiciens et un crime allaient faire l'objet d'une enquête au même titre que toutes les autres causes. Le commissaire McClellan avisa le gouvernement qu'il fallait une action coordonnée de la police afin de prévenir l'établissement du crime organisé au Canada et expliqua que, comme le montrait l'expérience susmentionnée, la corruption des politiciens était une exigence fondamentale pour que ce type de crime réussisse.
En 1966, le gouvernement organisa une conférence fédérale-provinciale afin de déterminer les mesures à prendre sur le plan national pour combattre le crime organisé. Les délégués de la Conférence proposèrent que les corps de police ayant des problèmes avec le crime organisé établissent leurs propres groupes de renseignements criminels et que chaque province crée un service d'archives dans lequel on entre, on analyse, et on diffuse l'information recueillie par les différents corps de police. Plus tard, au cours de la même année, une deuxième Conférence fédérale-provinciale fut organisée ayant pour thème les crimes financiers, plus spécialement la fraude relative aux valeurs mobilières. Un autre système d'archives fut alors créé contenant des renseignements disponibles à tous les corps de police et à toutes les commissions en valeurs mobilières; on mit sur pied des escouades contre la fraude dans toutes les villes importantes pour coordonner les enquêtes sur les crimes relatifs aux valeurs partout au Canada et ailleurs si nécessaire. En 1967, un récepteur de phototélégraphie capable de rendre les couleurs fut ajouté au réseau de télécommunications de la GRC, qui avait déjà alors le plus vaste réseau de ce genre dans le monde. Le nouveau service fut capable de transmettre des documents et des empreintes digitales sur une distance de 4 000 milles. Au cours de la même année, on ouvrit le bureau national des véhicules volés à la Direction générale, à Ottawa. Plus tard, on établit des liens avec le National Crime Centre de Washington, D. C. Ainsi, à la fin de la décennie, les organismes chargés du maintien de l'ordre avaient mis leurs efforts en commun pour toucher tous les aspects du crime organisé. Changements au sein de la Gendarmerie royale dans les années 1960 En 1966, la formation des recrues changea considérablement lorsque l'équitation ne fit plus partie du programme. La formation fut modifiée une fois encore en 1967 et 1968, lorsqu'il fut décidé que les recrues passeraient seulement six mois à Regina et suivraient également une formation pratique de six mois en milieu de travail dans des détachements choisis dans différentes provinces. De plus, on offrit une formation courte aux Autochtones pour qu'ils puissent remplir les fonctions d'agents de police sous la supervision de la GRC une première étape à l'endroit des bandes autochtones en vue du partage du maintien de l'ordre dans leurs propres communautés. En 1967, le gouvernement augmenta les salaires des gendarmes à un niveau raisonnable (déterminé en fonction des salaires moyens d'un certain nombre de corps de police d'avant-garde) et, deux ans plus tard, il ajouta une revue bisannuelle assurant des augmentations régulières, ce qui représente une approche bien différente de celle des premières années.
Dans les années 60, la complexité des activités du Canada dans le domaine du renseignement sur la sécurité augmentait de façon constante. En plus de l'espionnage, la Direction « I » faisait face à des défis entièrement différents et sans précédent. Un des principaux nouveaux problèmes était la nécessité d'enquêter sur les organismes terroristes du pays. Au Québec, les membres du Front de libération du Québec (FLQ) eurent recours à l'assassinat, à l'enlèvement, aux bombes et à d'autres actes de terrorisme en essayant d'atteindre leur but politique. Il y eut d'autres événements comme le débat sur le déploiement des armes nucléaires en sol canadien, l'escalade de l'engagement des États-Unis dans la guerre du Vietnam, l'arrivée d'un mouvement pour la paix plutôt agressif qui pouvait devenir violent pour des raisons politiques, des activités influencées par l'étranger, et des formes de subversion. Il fallait absolument savoir quelles étaient les menaces potentielles pour la sécurité du Canada, mais pour préserver entièrement le mode de vie démocratique des Canadiens, il fallait aussi protéger scrupuleusement le droit d'exercer la dissidence politique légitime. Les tâches susmentionnées étaient rendues encore plus complexes par le conflit qu'il y avait entre les priorités et les responsabilités de mener des enquêtes en matière de renseignements sur la sécurité, et le travail même de la police. De surcroît, il y avait relativement peu de changement dans les arrangements gouvernementaux pour diriger ou en examiner ce type d'activité. Le gouvernement n'intervint nullement en approuvant ou en réexaminant les activités concernant les renseignements sur la sécurité. En 1966, une Commission royale fut créée pour enquêter sur les méthodes utilisées en sécurité et le rôle de la GRC. La Commission reconnut qu'on ne parviendrait pas à équilibrer adéquatement le besoin d'avoir des renseignements précis et efficaces sur la sécurité et le besoin de respecter les droits et les libertés démocratiques tant et aussi longtemps que la responsabilité en matière de renseignements sur la sécurité faisait partie des fonctions de la GRC. Dans son rapport, la Commission recommanda le remplacement du Service de sécurité et de renseignements par un organisme civil de sécurité, séparé de la GRC. Toutefois, le gouvernement n'accepta pas la recommandation de la Commission et annonça que le service de sécurité du Canada relèverait encore du Commissaire de la GRC, mais qu'il aurait une structure toujours plus séparée et que son travail serait d'une nature plus civile. Le Programme de gendarmes auxiliaires Le Programme de gendarmes auxiliaires fut adopté par la GRC en 1963. Il ne s'applique que dans les provinces et les territoires ayant des contrats avec la Gendarmerie royale pour les services de police. Environ 2 400 membres auxiliaires participent actuellement au programme. Les gendarmes auxiliaires sont des bénévoles non payés qui sont autorisés à accompagner des membres réguliers en patrouille et à effectuer certaines fonctions d'agents de police tout en étant supervisés. Ces fonctions incluent : l'administration, les événements spéciaux, les vérifications de propriétés, la circulation et le contrôle des foules, et les recherches de personnes disparues. De plus, les gendarmes auxiliaires peuvent être autorisés à conduire des véhicules de police et à porter des armes à feu.
Les années 1970 ont été témoin de l'expansion des fonctions et des responsabilités de la GRC dans des domaines aussi importants que le crime organisé, la lutte anti-drogue, la délinquance économique, la sécurité des personnes de marque et la police des aéroports. Dans la campagne constante de la GRC contre le crime organisé, deux initiatives stratégiques clés furent mises sur pied. Le Programme mixte des produits de la criminalité (PMPC) fut créé en 1989 et son mandat est de saisir des biens illicites ou non déclarés acquis au moyen d'activités criminelles. En 1994, on créa l'Initiative de lutte anticontrebande (ILAC) pour mieux enquêter sur les groupes de contrebande du crime organisé. Au cours des dernières années, étant donné que les circonstances politico-économiques ont entraîné une augmentation du nombre de personnes cherchant refuge au Canada, les groupes du crime organisé qui avaient des activités criminelles plutôt traditionnelles se sont mis à faire entrer des illégaux à des fins rentables. Le personnel du Programme d'exécution de la loi en matière d'immigration et de passeport (I et P) participe également à la lutte anticontrebande des immigrants.
Au cours de son histoire, la GRC a fourni des services de police et des services relatifs à la sécurité dans des aéroports désignés à travers le Canada. Toutefois, ce service fut discontinué en 1997. Par conséquent, la Gendarmerie royale put renforcer son rôle d'organisation fédérale responsable du maintien de l'ordre dans les aéroports internationaux du Canada et dans des domaines comme la sécurité nationale, la lutte antidrogue, les douanes et l'immigration. La Commission McDonald : Commission d'enquête concernant certaines activités de la GRC Dans les années
1970, lorsque le premier directeur général civil du Service
de sécurité de la GRC fut nommé, le lien institutionnel
entre le Service et l'organisation de la GRC devint plus flexible. Cependant,
les problèmes existaient encore étant donné la nature
du travail du personnel affecté aux activités du renseignement
de sécurité et celle différente du travail des policiers.
En 1976, le Service de sécurité reçut le statut de
Division nationale au sein de la GRC. C'est pourquoi davantage de responsabilités
administratives furent déléguées au directeur général,
et les groupes sur le terrain relevèrent du Service de sécurité
de la Direction nationale à Ottawa, plutôt que des commandants
divisionnaires de la GRC. À la suite des résultats obtenus et selon les recommandations de la Commission McDonald, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) fut créé en 1984 par une loi du Parlement, et le Service de sécurité de la GRC fut officiellement dissous. Au cours de la même période, la GRC connut un certain nombre d'innovations dans le domaine de la gestion et de la technologie de l'information. La Direction de l'informatique fut créée au début des années 1970 dans le but de fournir à la GRC, ainsi qu'à d'autres corps de police, des services automatisés de données et de tenue de dossiers. En collaboration avec la Direction de l'informatique, le Service canadien de renseignements criminels (SCRC) fournit les installations nécessaires au partage des renseignements criminels entre tous les organismes canadiens du maintien de l'ordre. Un élément clé du SCRC est le Système automatisé de renseignements sur la criminalité (SARC), une banque de données centrale mise à jour régulièrement sur les renseignements ayant trait aux activités des groupes du crime organisé. En 1971, la Sous-direction de l'identification mit sur pied un système de dossiers vidéo pour le classement et la récupération des empreintes digitales, un des premiers au monde. Les empreintes étaient enregistrées sur une bande magnétique et pouvaient être fournies en moins d'une minute. En 1972, on créa le Centre d'information de la police canadienne (CIPC) qui est un système informatisé des renseignements de la police pour fournir immédiatement aux corps de police du Canada des renseignements sur les crimes et les criminels. Il fut dit de ce système qu'il s'agissait de l'innovation la plus importante pour combattre le crime depuis l'introduction des empreintes digitales. En 1994, on créa le Système d'analyse des liens entre les crimes de violence (SALCV), un système informatisé conçu pour identifier et dépister les auteurs de crimes violents en série, ainsi que les criminels. En octobre 1999, il y avait approximativement 66 000 cas enregistrés dans le système, et plus de 5 055 liens ont été établis jusqu'à présent.
En 1970, la Division maritime fut dissoute et diverses divisions assumèrent à l'échelle régionale la responsabilité opérationnelle des services maritimes. La GRC utilise actuellement cinq bâtiments de patrouille, un sur la côte Est et quatre sur la côte Ouest. La GRC fournit ainsi le transport et le service régulier de patrouille dans les régions situées le long des côtes qui sont inaccessibles par terre. En plus des bâtiments de patrouille, le service de la navigation intérieure de la Gendarmerie royale dispose de 377 plus petits bateaux à divers endroits du Canada. Les bateaux du Transport par voies navigables intérieures sont utilisés pour des enquêtes générales et pour faire respecter la Loi sur la marine marchande du Canada, le Règlement sur les petits bâtiments, la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, et d'autres lois fédérales et provinciales. Le Service de l'air fournit aide et soutien au personnel opérationnel dans tout le Canada. Le travail des membres de ce service inclut les patrouilles dans le Nord, et les patrouilles régionales, le transport du personnel, des prisonniers et de l'approvisionnement, ainsi que les recherches. Les 79 pilotes affectés au Service de l'air parcourent plus de 3 600 000 milles par an
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| Le premier hélicoptère de la GRC, acquis en 1972, est utilisé à partir de Terre-Neuve. | ||||||||||||||||||||||
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Les fonctions des Services cynophiles inclurent dès lors : la protection des PDM; le contrôle des foules, la participation au travail de groupes tactiques, les prises d'otages, les recherches, les recherches en cas d'avalanche et le sauvetage, et les relations entre la police et les communautés. |
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| Les
changements au sein de la GRC
Le manque de main-d'oeuvre suffisante et la pression que le personnel de la Gendarmerie royale éprouvait à cause des responsabilités toujours plus nombreuses et des longues heures de travail étaient depuis longtemps un problème. Contrairement à d'autres corps de police, la GRC n'avait pas d'association qui lui permettait de faire pression sur le gouvernement et aucun moyen d'arbitrage. Bien que les salaires aient été augmentés à un niveau acceptable en 1967, un système de compensation pour le temps supplémentaire ne fut mis en place qu'en 1972, et ce n'est pas avant 1974-1975 que la semaine de 40 heures fut établie. Toutefois, bien que la semaine de travail plus courte fût à l'avantage des employés de bureau, elle n'apporta aucun soulagement aux membres qui prenaient part à des enquêtes ou à des chasses à l'homme. Ils continuaient, comme toujours, de travailler aussi longtemps que nécessaire. L'admission
des femmes |
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Pendant les années 1980, la GRC s'efforça de s'adapter à un environnement social changeant. Le taux de criminalité augmentait et il y avait davantage de crimes répétitifs. De surcroît, la Gendarmerie royale faisait de plus en plus l'objet de critiques de la part des communautés qu'elle servait, communautés qui avaient le sentiment toujours plus prononcé que pour régler les problèmes, elles devaient elles aussi assumer certaines responsabilités. Avec un intérêt généralisé du concept de la police communautaire parmi les organismes internationaux de maintien de l'ordre, il était clair qu'un nouvel environnement en matière de services de police pointait à l'horizon. C'est pourquoi, le commissaire Norman Inkster annonça en 1989 que la Gendarmerie royale adopterait le concept de la police communautaire comme modèle de prestation de services. C'était une décision lourde de conséquences qui représentait un changement radical dans la façon de maintenir l'ordre. Traditionnellement, la GRC avait été une organisation paramilitaire : une hiérarchie, orientée sur le commandement et le contrôle, un milieu paternaliste. La police communautaire demandait un changement fondamental allant d'un modèle de maintien de l'ordre dit « professionnel », où les agents de police sont les experts, à une entente de réelle collaboration avec les communautés pour régler les problèmes. La police communautaire fait appel à l'application de principes modernes de gestion dans le domaine policier. Le concept inclut la décentralisation et la mobilisation des ressources communautaires, qui viennent compléter le rôle de la police. La décision d'adopter le concept de la police communautaire, en 1989, a donné lieu aux initiatives suivantes :
En 1990, tous les détachements du pays reçurent l'ordre d'établir des comités communautaires consultatifs afin de préparer la mise en application du concept de la police communautaire. Un an plus tard, les Services de police communautaires, contractuels et autochtones (SPCCA) virent le jour. Toutefois, on ne comprenait pas bien ce que serait l'organisation et la mise en application de ce concept. En 1993, les SPCCA lancèrent un projet relatif à la police communautaire à Burnaby, en C.-B. (puis plus tard à Cole Harbour, en N.-É., et à Dauphin, au Man.), et mirent sur pied un programme de formation pour les dirigeants à travers le pays. Pendant ce temps-là, il était devenu évident que la méthode administrative utilisée pour diriger les simples employés à partir de la haute direction correspondait mal aux principes de la police communautaire. En premier lieu, les différents détachements n'avaient pas eu l'occasion de discuter de la mise en application de la nouvelle politique. De plus, l'appellation « police communautaire » suggérait que le concept s'appliquait seulement aux provinces où la GRC offrait des services sur une base contractuelle, on confondait le concept avec les programmes existants en matière de relations avec les communautés, de prévention du crime et d'initiatives communautaires de la police. En 1994, le Projet du renouveau fut mit sur pied pour gérer les compressions budgétaires massives imposées par le gouvernement fédéral à tous ses ministères dans le cadre de l'Examen des programmes. Par conséquent, la GRC perdit 2 200 postes et près de 175 millions de dollars en financement suite à une application générale d'une compression de dix pour cent. On examina les politiques afin d'éliminer tout ce qui, dans les politiques et les procédures, empêchait les employés de travailler dans un environnement de travail favorisant l'habilitation. Ainsi, le nombre de politiques et de lignes directrices relatives aux décisions opérationnelles fut considérablement réduit, ce qui entraîna la création du système indépendant de gestion des fichiers qui accorde plus d'autonomie aux enquêteurs. De surcroît, le rôle de la Direction générale, à Ottawa, fut examiné et le nombre de directions diminua de plus de la moitié. L'intention était d'avoir une organisation ayant moins de dirigeants et disposant d'une plus grande flexibilité. Malheureusement, ces changements firent place à la méfiance étant donné que bon nombre de personnes considérèrent ces compressions comme l'impulsion à l'arrière-plan de la police communautaire. De plus, de façon généralisée, les gens se préoccupaient de l'érosion des valeurs traditionnelles, et il y avait des désaccords importants sur la direction que la Gendarmerie royale prenait et une opposition grandissante face au concept de police communautaire comme modèle de prestation de services.
Mission, vision, valeurs ou pouvoir décisionnel partagé Dans le but de résoudre ces tensions internes, on organisa en 1996 plusieurs groupes de consultation sur les valeurs organisationnelles à travers le pays. Environ 4 000 employés (représentant toutes les catégories) participèrent au projet. Cependant, peu de partenaires extérieurs ou de représentants des communautés y prirent part. Les résultats de ces consultations démontrèrent qu'on s'entendait généralement sur l'importance de la valeur du pouvoir décisionnel partagé, ce qui se reflétait dans l'énoncé de mission, de vision et des valeurs, ou du pouvoir décisionnel partagé qui fut grandement accepté comme philosophie de la nouvelle GRC. Pendant ce temps-là, certaines questions restaient sans réponse, par exemple, le point de vue selon lequel cet énoncé ne donnait pas de la GRC la vision de l'avenir à laquelle on s'attendait. Pour répondre à ces questions plusieurs mesures furent prises. Il y eut : l'ouverture du poste de conseiller en matière d'éthique à l'automne 1996 pour assurer une compréhension adéquate des répercussions de l'énoncé de mission, de vision et des valeurs ou du pouvoir décisionnel partagé sur toute l'organisation; l'adoption du mode alternatif de résolution des conflits qui améliora les relations entre employés fit diminuer les griefs et mena à l'élaboration d'une formation sur la gestion de conflits et sur les techniques de développement des échanges relationnels; un groupe d'étude qui a rencontré les cadres supérieurs de la GRC pour leur parler des organisations ayant subi d'importants changements et les questions reliées au leadership soulevées par de tels changements. . En 1996, on décida également de continuer la décentralisation de l'autorité et des fonctions opérationnelles en instaurant un système de gestion régionale que dirigeraient des sous-commissaires. Quatre régions furent créées : Pacifique, Nord-Ouest, Centre et Atlantique. L'objective de l'initiative était d'éliminer les niveaux de supervision et d'administration superflus afin d'assurer une plus grande participation des simples employés au processus décisionnel. De plus, le changement fut mis en place dans le but de redistribuer les ressources et, par conséquent, d'améliorer la prestation des services de police. Le processus de mise en application fut confié à chaque région. Toutefois, les résultats de la réorganisation furent sans aucun doute ambivalents. Tout comme avec l'introduction de la police communautaire en 1989, les régions n'eurent que peu d'explications sur les stratégies d'exécution et sur les lignes directrices. Là encore, on continue de croire généralement que la qualité et la disponibilité des services ont pâti à cause de la perte du contrôle local. Plus encore, bon nombre de personnes pensent que la régionalisation n'a pas réussi à faire diminuer l'échelle organisationnelle, mais a simplement rajouté un autre échelon. Finalement, la réaffectation des ressources aux régions est restée théorique en grande partie. Malgré ces problèmes, on reconnaît généralement que la régionalisation était une étape nécessaire afin de promouvoir le changement de culture au sein de la GRC. En 1998, il était
toujours plus évident qu'il y avait d'importants problèmes
reliés aux systèmes et aux méthodes de la GRC. Alors
qu'une grand partie de la décentralisation était faite,
il était incontestable que certains systèmes clés,
particulièrement dans le domaine des ressources humaines, empêchaient
le changement. Un des points principaux était celui du leadership.
Pour résoudre les problèmes, on lança le Projet d'harmonisation
en vue d'aplanir les différences et de favoriser de vrais changements. Un élément essentiel du nouvel environnement policier est l'accent mis sur les quatre « piliers » :
Le modèle de « police de district » La GRC continua d'explorer de nouvelles méthodes pour offrir des services de police. Le modèle de « police de district », une initiative de la police communautaire, a été élaboré pour mieux répondre aux besoins des communautés voisines ayant une démographie semblable. Il s'agit d'un arrangement organisationnel avec une hiérarchie réduite qui regroupe un certain nombre de détachements en district et concentre les fonctions administratives en un seul endroit. Ainsi, les membres disposent de plus de temps pour le travail opérationnel dans les communautés. Les services de police autochtones Il est reconnu que la justice pénale et les interventions de la police traditionnelles ne répondent pas à tous les besoins des Autochtones (Premières nations et Inuits). La Sous-direction des services de police autochtones a la responsabilité d'établir des services de police tenant compte des différences culturelles de façon à ce que les Autochtones puissent les accepter. La Sous-direction est aussi responsable de promouvoir le recrutement d'Autochtones à la GRC. Cette dernière fournit des services de police aux peuples autochtones par le biais du Service de police communautaire des Premières nations (SPCPN). Le modèle GRC-SPCPN comprend les principes suivants : des niveaux de service équivalents à ceux offerts aux collectivités non autochtones; des services adaptés à la culture et aux croyances des Premières nations; une flexibilité permettant de répondre aux différents besoins locaux en matière de services de police; un cadre de travail qui favorise l'établissement d'un service de police indépendant administré par les Premières nations au cas où la collectivité le désirerait. En même temps, bon nombre de communautés autochtones reçoivent des services de police fournis par la GRC qui ne sont pas couverts par le programme SPCPN, c.-à-d. que ces communautés reçoivent des services en vertu d'accords de service de police conclus entre le gouvernement fédéral et la GRC. La série de changements entamés en 1989 a radicalement transformé la gestion et la prestation des services de la GRC dans tout le pays. De nos jours, les principes organisationnels sur lesquels la police communautaire est basée le partenariat, la résolution commune de problèmes, l'habilitation et le travail d'équipe ces principes sont fermement établis. La GRC a mis en application le concept de la police communautaire dans toutes les provinces et dans tous les territoires où elle offre des services contractuels. Un élément clé de la police communautaire, le modèle CAPRA (le modèle de résolution de problèmes de la GRC : Clients, Acquisition et analyse de renseignements, Partenariats, Réponses et Auto-évaluation), fait partie du Programme de formation des cadets. C'est en 1995 que pour la première fois une troupe de cadets termina le Programme de formation dont le modèle CAPRA faisait partie. De plus, des ateliers de perfectionnement ont été largement offerts aux cadres supérieurs à la fois sur le terrain et à la Direction générale. En 1996, on a introduit le Programme de formation au leadership, et jusqu'à présent 2 000 personnes ont bénéficié de cette formation. La GRC de nos jours est une organisation considérablement transformée et, comme elle peut le démontrer, elle est mieux adaptée au nouvel environnement policier que l'organisme paramilitaire des années 1980. Statut juridique La GRC est un service de police national responsable de l'application des lois fédérales à travers le pays. La GRC agit également en tant que corps de police dans toutes les provinces, à l'exception du Québec et de l'Ontario, et en tant que corps de police territorial au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Elle remplit aussi le rôle de police locale dans 199 municipalités. La GRC assume ses responsabilités en se basant sur sa devise : MAINTIENS LE DROIT. L'organisation de la GRC est assujettie aux pouvoirs et aux responsabilités prévus par la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada. Selon la Loi, les fonctions de la Gendarmerie royale comprennent l'application des lois, la prévention du crime et le maintien de la paix, de l'ordre et de la sécurité. En plus, la Partie IV de Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité stipule que la GRC a la responsabilité primordiale de demander à ses agents de la paix de remplir les fonctions qui se rapportent aux infractions représentant une menace pour la sécurité du Canada, et aux infractions où la victime est une personne jouissant d'une protection internationale. La GRC remplit également un grand nombre de fonctions au nom de divers ministères du gouvernement fédéral et d'organismes de police. La GRC est une organisation qui dépend du portefeuille du ministère du Solliciteur général qui lui-même relève du Parlement du Canada. Les priorités stratégiques de la GRC Pour assumer ses responsabilités, la GRC se base sur six priorités stratégiques :
La GRC se divise en cinq secteurs d'activité : Services de police fédérale, Services de police contractuelle, Services nationaux de police, Services de maintien de la paix et Services internes. Chaque secteur se compose de plusieurs secteurs de service.
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Services de police fédérale : La GRC offre au gouvernement fédéral, à ses ministères et à ses organismes, ainsi qu'à toutes les provinces et à tous les territoires des services de maintien de l'ordre, d'application des lois, d'enquête et de protection. Neuf services ou programmes font partie de ce secteur d'activité, il s'agit de :
Services de maintien de la paix : Dans le cadre de ces services, on vient en aide à certains pays aux prises avec des conflits nationaux en leur offrant des services de police civile, de formation et d'autres services internationaux de police. Au cours de la dernière décennie, la GRC a mené à bien plus de 20 opérations de soutien et de maintien de la paix dans le monde entier où elle a envoyé plus de 1 400 agents de différents corps de police canadiens. Depuis 1989, des policiers canadiens ont pris part à des missions dans les pays suivants : la Namibie (1989-1990); l'ex-Yougoslavie (1992-1995); Haïti (1993-2000); l'Afrique du Sud (1994); le Rwanda (1995-1996); la Bosnie (1996-2000); la République centrafricaine (1998); la Sierra Leone (1998); le Guatemala (1996-2000); le Sahara occidental (1998-2000); La Haye, au Pays-Bas (1998); la Croatie (1997-1998); le Kosovo (2000) et le Timor-Oriental (2000). En 1991, la GRC créa la Sous-direction de la formation internationale et du maintien de la paix pour répondre aux demandes d'aide en matière de formation provenant d'un peu partout dans le monde. Services internes : Il s'agit là d'un secteur de service interne qui comprend les finances et l'approvisionnement, les affaires publiques et l'information, le personnel, la vérification et l'évaluation, les politiques générales et la planification, et les services de santé et la formation. La GRC est composée de 15 divisions et de la Direction générale, à Ottawa. Chaque division est gérée par un commandant divisionnaire et est désignée par une lettre. Les divisions ont à peu près les mêmes délimitations que les frontières provinciales, leurs quartiers généraux étant situés dans les capitales provinciales et territoriales respectives (à l'exception de la Division A, Ottawa; de la Division C, Montréal; et de la Division E, Vancouver). |
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FIN
DU MODULE IV
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1. Quelles ont été les répercussions de la Commission Mackenzie en 1966 et celles de la Commission MacDonald en 1977 en ce qui concerne le Service de sécurité de la GRC?
2. Quel important changement s'est produit dans le domaine du maintien de l'ordre en 1989? Quelles ont été les répercussions de ce changement?
3. Quel était l'objectif de la régionalisation?
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4. Quel est l'objectif du programme de la Police des Autochtones?
Cliquer
ici pour vérifier votre réponse 5. Dans quels cas le Commissaire peut-il exempter un membre de la Gendarmerie royale de porter un article de l'uniforme distinctif?
Cliquer ici pour vérifier votre réponse
6. Quelles sont les six priorités stratégiques de la GRC?
Cliquer ici pour vérifier votre réponse LISTE DES COMMISSAIRES
George
Arthur French James
Farquharson Macleod, C.M.G. Acheson
Gosford Irvine Lawrence
William Herchmer Aylesworth
Bowen Perry, C.M.G. Cortlandt
Starnes Sir
James Howden MacBrien, Chevalier commandeur de l'Ordre du Bain, Stuart
Taylor Wood. C.M.G. Leonard
Hanson Nicholson, M.B.E. Charles
Edward Rivett-Carnac Clifford
Walter Harvison George
Brinton McClellan Malcolm
Francis Aylesworth Lindsay William
Leonard Higgitt Maurice
Jean Nadon Robert
Henry Simmonds, O.C. Norman
David Inkster Joseph
Philip Robert Murray Giuliano
(Zack) Zaccardelli
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