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Royale Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest (RGCN-O) : 1904 à 1920
Table des matières
Reconnaissance de S. M. le roi Édouard VII En 1904, S. M. le roi Édouard VII ordonna que le nom de la Police à cheval soit changé pour y inclure le titre de « Royale », en reconnaissance de son service exemplaire au Canada. Le gouvernement canadien lança en 1896 une vigoureuse campagne pour attirer des colons dans les Prairies, incluant une concession de 160 acres de terre pour chaque nouveau colon. Lorsque la Première Guerre mondiale éclata en 1914, des centaines de milliers de colons, dont la plupart n'avaient que peu d'expérience en agriculture, avaient pris des concessions. Afin que la colonisation se fasse dans la paix et l'ordre, la RGCN-O eut de nombreuses responsabilités en plus de ses fonctions normales. Pour venir en aide aux colons, les membres de la Gendarmerie jouèrent les rôles d'agents d'immigration, d'agents des terres, d'experts en agriculture, et d'agents d'aide sociale. Beaucoup d'immigrants européens ne parlaient pas l'anglais et la RGCN-O dut faire appel à des interprètes pour leur expliquer les lois et les coutumes canadiennes. De surcroît, la RGCN-O dut résoudre des problèmes difficiles à cause des croyances religieuses de certains colons. Le groupe le plus notoire fut celui connu sous le nom de Doukhobors, une secte russe qui rejetait l'autorité de l'Église et de l'État. Bien qu'ils se révélassent d'excellent fermiers, une minorité d'entre eux refusèrent de se conformer aux lois canadiennes et en de nombreuses occasions menacèrent de devenir violents. La RGCN-O réussit néanmoins à garder le contrôle.
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| Une concession ukrainienne en Alberta | ||||||||||||||||||||||||
| La prévention et la lutte contre les incendies étaient alors deux des tâches les plus difficiles et les plus dangereuses des gendarmes de la RGCN-O. On encourageait les colons à creuser des tranchées pare-feu autour de leur propriété et à prendre d'autres précautions nécessaires. Toutefois, ces derniers ne prêtaient pas souvent attention à ce conseil, ce qui entraîna des pertes de vie tragiques. | ||||||||||||||||||||||||
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| Des gendarmes de la RGCN-O à Yorkton, en Saskatchewan, en 1907, lors de l'arrivée massive des Doukhobors sur les terres.. | ||||||||||||||||||||||||
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Patrouiller dans le Grand Nord Pour étendre
son autorité jusque dans le Grand Nord, la RGCN-O mit en oeuvre,
en hiver, un système de patrouilles régulières avec
des attelages de chiens. Vers la fin de 1904, le 27 décembre en
fait, la première patrouille annuelle partit faire sa tournée
entre Dawson et Fort McPherson. Accompagnés d'un guide, les trois
membres de la Police à cheval de la patrouille emmenèrent
le courrier au-delà des monts Mackenzie et arrivèrent à
Fort McPherson le 2 février 1905 après avoir parcouru une
distance de 475 milles. Au cours des années, le déplacement
entre les deux détachements devint un exercice de routine. Toutefois,
la patrouille de 1910-1911 connut une fin tragique lorsque les quatre
hommes perdirent leur chemin en partant de Fort McPherson et périrent
dans l'immense solitude blanche. Les membres de la patrouille avaient
parcouru quelques 340 milles avant de revenir sur leurs pas, et ils se
trouvaient à environ 30 milles de Fort McPherson lorsqu'ils succombèrent
à la faim et au froid, il faisait jusqu'à soixante-cinq
degrés sous zéro. Une enquête révéla
que le guide de la « patrouille perdue » engagé par
la Gendarmerie n'était pas fiable et que les provisions emportées
n'étaient pas suffisantes pour un pareil voyage.
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| Patrouille de la RGCN-O de Dawson à Fort McPherson sur la rivière Peel, le 24 janvier 1910 | ||||||||||||||||||||||||
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Une des fonctions importantes des patrouilles à ce moment-là était de recueillir des renseignements sur les conditions dans le Nord, renseignements qui pouvaient être utilisés par divers ministères gouvernementaux. Par conséquent, les membres de la Gendarmerie transmirent une abondance de données sur les conditions atmosphériques, la faune aquatique et le gibier, le sol, les itinéraires possibles, le bois d'oeuvre et les oiseaux migrateurs, autant de domaines où les Inuits leur apportèrent une aide précieuse. Ces derniers remplissaient aussi le rôle de guides et enseignaient aux membres bon nombre de choses nécessaires à la survie dans le dur environnement de l'Arctique. C'est l'inspecteur E. A. Pelletier qui dirigea, en 1908, la patrouille qui a couru le plus de dangers et certainement la plus spectaculaire au cours de cette période. On lui confia la tâche de déterminer s'il était possible de trouver un itinéraire, à travers les vastes terres stériles du Nord, allant du fleuve Mackenzie à la baie d'Hudson. Le but était d'établir un lien entre les quartiers généraux des deux divisions, soit celui d'Athabasca Landing et celui de Fullerton. Le vaste territoire qui s'étend entre les deux détachements était en grande partie inexploré. La patrouille prouva, en parcourant une distance de 3 347 milles en neuf mois et demi, qu'il était possible de traverser les vastes terres. Toutefois, Pelletier conclut qu'étant donné la faible population il n'était pas nécessaire d'établir des détachements dans le territoire ou même d'y faire des patrouilles annuelles. La situation allait
cependant changer rapidement. En 1914-1915, des rumeurs couraient selon
lesquelles des meurtres avaient été commis dans le golfe
du Couronnement, dans l'Arctique central; il fallut deux patrouilles longues
et difficiles pour enquêter sur les faits respectifs. La première
fut menée par l'inspecteur W. J. Beyts, qui partit sur un voilier
de Halifax pour se rendre à Chesterfield Inlet, dans la baie d'Hudson
en 1914. On établit un détachement à Baker Lake et,
à partir de là, la patrouille se rendit à Bathurst
Inlet avec un attelage de chiens pour mener une enquête sur les
deux explorateurs que l'on croyait avoir été tués
par des Inuits. Pendant deux ans, les membres de la patrouille luttèrent
contre le froid et les vents de la toundra, la cécité des
neiges et les attaques des loups. Au cours de cette période, les
provisions se firent rares et plusieurs chiens furent malades. En 1916,
l'inspecteur F. H. French remplaça l'inspecteur Beyts épuisé
et la patrouille atteignit finalement Bathurst Inlet en mai 1917. Une
enquête subséquente de la police révéla que
trois Inuits étaient impliqués dans les meurtres, mais qu'ils
avaient été provoqués. Comme les membres de la RGCN-O
avaient reçu l'ordre de ne pas faire d'arrestations, il n'y avait
par conséquent pas de raison de poursuivre les meurtriers qui,
entre-temps de toute façon, avaient pris la fuite. Le retour à
Chesterfield Inlet fut difficile et se termina en janvier 1918. Vers la
fin, les membres de la patrouille la plus longue jamais entreprise par
la Gendarmerie n'avaient plus rien à manger. Ces patrouilles du temps de la Première Guerre mirent tout le continent septentrional sous l'autorité du Canada. En 1919, la RGCN-O comptait 25 détachements dans le Grand Nord avec des effectifs de plus de 70 hommes. |
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| « Quartiers généraux de la Division M, de la RGCN-O, 1907. En 1906, on construit un poste à Churchill, qui devient le quartier général pour la baie d'Hudson jusqu'en 19171. » | ||||||||||||||||||||||||
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Maintien de l'ordre dans les provinces En 1892, les Territoires du Nord-Ouest pouvaient assumer certaines responsabilités limitées concernant des affaires locales, mais l'administration de la justice restait sous le contrôle du gouvernement fédéral. Une fois que certaines parties des Territoires furent devenues autonomes cependant, ce contrôle fut transféré aux nouveaux gouvernements provinciaux. C'est pourquoi, avec la création des provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan en 1905, l'avenir de la RGCN-O devint très incertain. Mais, les autorités provinciales n'étaient pas prêtes à former leur propre corps de police et en 1906, il fut décidé de garder les services de la Gendarmerie sur une base contractuelle. Avec un contrat de cinq ans, on demanda à la RGCN-O de garder un minimum de 250 hommes dans chaque province. La Gendarmerie continuait d'être un corps de police fédéral, mais en ce qui concernait l'administration du droit criminel et des lois provinciales, elle relevait d'un procureur général local. En retour des services fournis, chaque province devait payer au gouvernement fédéral la somme annuelle de 75 000 $. En 1911, on renouvela les contrats sans pour autant augmenter le nombre d'affectations dans chaque province. Par conséquent, la RGCN-O fut très limitée dans l'exercice de ses fonctions. Avec la colonisation croissante de l'Ouest canadien au début du XXe siècle, les affaires pénales et les problèmes sociaux s'étaient multipliés. En 1905, la Gendarmerie avait enquêté sur 4 647 affaires pénales et en 1912 le nombre avait grimpé à 13 394. En plus de cela, la RGCN-O recevait toujours plus de demandes telles que maintenir l'ordre pendant les grèves, fournir des gardes pour les prisons et répondre aux urgences.
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En temps de guerre
Parmi les colons qui étaient venus s'installer dans l'Ouest canadien entre 1896 et 1914, près de 200 000 étaient des immigrants venus d'Allemagne et d'Autriche. Lorsque le conflit éclata en 1914, en plus de ses responsabilités habituelles, la RGCN-O dut surveiller de près les ressortissants des pays ennemis et faire respecter le Règlement sur les mesures d'urgence. Pour mener à bien ses nouvelles fonctions reliées à la sécurité, incluant l'enregistrement des ressortissants allemands et autrichiens et la confiscation de leurs armes, les effectifs de la RGCN-O furent immédiatement augmentés de 500 à 1 200 hommes au total. Les services de police le long de la frontière internationale In 1916, Canada received information from American authorities that pro-German elements in the U. S. were planning a raid on Canadian territory in order to create unrest among German and Austrian settlers and to sabotage the C.P.R. The government, deciding that the RNWMP must concentrate its activities on protecting the 900-mile border from Ontario to British Columbia, reached an agreement with provincial authorities whereby the Force was relieved of its police duties in Manitoba, Saskatchewan, and Alberta. In addition, the system of border patrols, which had been instituted shortly after the outbreak of war, was reorganized and made more efficient by the purchase of a number of motorcars and motorcycles.
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| « Patrouille frontalière à Boissevain, au Manitoba, 1917. La crainte d'un raid à la frontière par des éléments proallemands venant des États-Unis, en 1916, amène la motorisation rapide des patrouilles le long de la frontière de neuf cents milles allant de l'Ontario à la Colombie-Britannique1. » | ||||||||||||||||||||||||
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| « L'escadron « B » au rassemblement près de Vladivostock, Sibérie, 19191. » | ||||||||||||||||||||||||
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La fin des services de police provinciaux En 1911, la Saskatchewan
et l'Alberta avaient toutes deux renouvelé leurs contrats avec
la RGCN-O, selon lesquels la Gendarmerie continuait de fournir des services
de police aux provinces pendant une autre période de cinq ans.
En 1912, les limites du Manitoba furent étendues au nord et la
RGCN-O assuma les services de police pour la province dans cette nouvelle
région. Cependant, en 1914, les relations entre la RGCN-O et les
provinces devinrent tendues. D'un côté l'Alberta et la Saskatchewan
souhaitaient avoir un plus grand contrôle de l'administration de
la justice. De l'autre côté, la RGCN-O percevait son rôle
comme celui de la « Police à cheval » et non comme
celui d'une police civile. Selon elle, elle devait maintenir le droit
dans les sections non colonisées des provinces. Lorsque des régions
devenaient des municipalités, la RGCN-O se retirait laissant aux
provinces le soin de voir à l'application de la loi, dont l'application
des ordonnances provinciales sur l'alcool une tâche considérée
comme déplaisante par la RGCN-O.
Pendant la Première
Guerre mondiale, le gouvernement n'avait pas permis aux membres de la
RGCN-O de se porter volontaires pour le service actif parce qu'il fallait
garder les services de police essentiels. Toutefois, au printemps 1918,
le gouvernement se fit moins strict à ce sujet et laissa aux membres
qui le désiraient la possibilité de s'enrôler pour
le service outre-mer. En mai, plus de 700 volontaires voguèrent
vers l'Europe pour se joindre à la brigade de cavalerie canadienne.
En août, près de 200 membres de la RGCN-O furent recrutés
pour servir dans le corps expéditionnaire canadien en Sibérie.
En novembre, la RGCN-O ne comptait plus que 303 hommes et il était
même question de dissoudre la Gendarmerie. À la fin de 1918,
on ferma quatre-vingt-sept détachements, conservant dix postes
et vingt-six détachements. Plus de la moitié d'entre eux
étaient situés au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest.
Lorsque la Première Guerre mondiale prit fin, une réorganisation de grande envergure de la RGCN-O eut lieu, ce qui entraîna des changements fondamentaux dans les responsabilités et dans la nature même du rôle de la police en tant qu'organisme du maintien de l'ordre. Pour l'exécution des lois fédérales, le gouvernement décida de diviser le Canada en deux parties. La RGCN-O devait faire respecter toutes les lois fédérales dans les quatre provinces de l'Ouest, et également dans une petite région de l'Ontario adjacente au Manitoba et, au besoin, elle devait aider à faire appliquer les lois provinciales. (La police du Dominion, quant à elle, servait l'Est du Canada.) La RGCN-O conservait bien sûr tous les pouvoirs de la police au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que dans les îles arctiques. Les nouvelles fonctions de la Gendarmerie comprenaient aussi le fait de patrouiller le long de la frontière internationale. De plus, les effectifs furent répartis plus efficacement à mesure que de nouvelles divisions étaient créées et plus de 40 détachements étaient ouverts. Le gouvernement autorisa également le recrutement, afin qu'on rétablisse le nombre d'hommes à 1 200, et augmenta la solde des gendarmes de 1,25 $ à 1,75 $ par jour. Finalement, le gouvernement assura l'avenir de la RGCN-O comme « base d'une police fédérale permanente ou comme une des unités à cheval de la police permanente du Canada ».
Les nouvelles responsabilités
de la RGCN-O comprenaient également l'organisation d'un Service
secret dans les provinces de l'Ouest pour recueillir des renseignements
sur des éléments potentiellement subversifs. La décision
d'élargir le Service secret fut prise à cause de ce qui
était perçu comme une nouvelle menace pour la sécurité
intérieure du Canada : l'agitation ouvrière radicale - particulièrement
dans l'Ouest. Le gouvernement craignait que des forces révolutionnaires
internationales soient les investigatrices du mouvement ouvrier, c'est
pourquoi la RGCN-O et la police du Dominion menèrent toutes deux
des opérations d'infiltration considérables au sein de ce
mouvement. En mai 1919, le Conseil des métiers de Winnipeg avait décidé d'organiser une grève générale pour appuyer un syndicat local auquel on avait refusé le droit de négociation collective. Une période de grande instabilité suivit dans le milieu ouvrier et le maire finalement demanda de l'aide au gouvernement. Les événements atteignirent leur paroxysme le 21 juin lorsque des dizaines de milliers de grévistes se rassemblèrent devant l'hôtel de ville pour défiler. Le maire avait précédemment publié un arrêt interdisant de telles manifestations et, comme les protestataires se rassemblaient, on leur lut la Loi antiémeutes. Pour empêcher les grévistes de défiler et pour rétablir l'ordre, on dépêcha cinquante policiers qui reçurent l'ordre d'avoir recours à la force le moins possible. À mesure qu'ils s'approchaient de la foule, les manifestants commencèrent à lancer en direction de la police des pierres et des projectiles, ainsi qu'à tirer des coups de feu. Les policiers reçurent alors l'ordre de tirer pour se défendre, et ils tirèrent une salve d'avertissement au-dessus des têtes des manifestants, mais sans effet. Ce n'est que lorsqu'une deuxième salve fut tirée que les émeutiers commencèrent à se disperser. L'ordre fut rétabli, mais pas avant qu'un civil soit tué et qu'approximativement trente personnes soient blessées, dont seize policiers. La grève générale de Winnipeg fut un épisode controversé de l'histoire de la Gendarmerie. Le rôle qu'elle a joué pour venir en aide aux autorités civiles et maintenir l'ordre pendant un conflit de travail fit naître critiques et accusations d'avoir porté préjudice aux ouvriers. |
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| « Pour empêcher les grévistes de défiler, deux pelotons de la Police à cheval remontent la rue principale, dispersant la troupe sur les côtés de la route. » . | ||||||||||||||||||||||||
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Le traumatisme causé par la grève générale de Winnipeg avait clairement démontré la nécessité d'établir un corps de police fédéral permanent. Pendant la grève, le gouvernement fut préoccupé par l'attitude sympathique des polices municipales de Winnipeg et de Vancouver envers les manifestants. À Winnipeg, la police municipale fut congédiée par les autorités, car on ne pouvait se fier à elle. Si l'on ne pouvait pas se fier à la police locale, il était essentiel d'établir un autre corps de police pour maintenir l'ordre. Auparavant, lorsque l'ordre public semblait menacé, les autorités municipales et provinciales faisaient généralement appel à la milice pour aider les pouvoirs civils. En 1919, cependant, le gouvernement jugea que la milice n'était pas suffisamment organisée pour accomplir cette tâche et il se tourna à la place vers la RGCN-O. On augmenta les effectifs de la RGCN-O à 2 500 hommes et le gouvernement autorisa le déploiement de troupes à cheval à des endroits stratégiques de l'Ouest du Canada où on les tenait prêtes à aider les autorités civiles en cas de besoin. La même année, le gouvernement entreprit la réorganisation des services de police fédéraux, à savoir :
Le gouvernement fédéral décréta aussi que le nouveau corps de police fédéral serait connu sous le nom de Royale Gendarmerie à cheval du Canada (RGCC). C'est ainsi que le 1er février 1920, la Royale Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest cessa d'exister. FIN DU MODULE II
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1.
Pourquoi la RGCN-O assuma le maintien de l'ordre dans les provinces sur
une base contractuelle?
2. Pendant la Première Guerre mondiale, qu'est-ce qui mit fin aux services de la RGCN-O dans les provinces ?
3. Quelles répercussions eut la Première Guerre mondiale sur la RGCN-O?
4. Quelle a été l'importance de la grève générale de Winnipeg du point de vue de la RGCN-O?
5. Quels événements importants ont entraîné le changement de nom de la RGCN-O pour RGCC?
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