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COMMENT AGIR AUX FUNÉRAILLES DE DIFFÉRENTES RELIGIONS IN MEMORIAM ...The Edmonton Journal, le samedi, 27 août 1994
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COMPÉTENCES FONCTIONNELLES
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UN GUIDE SUR LA CONDUITE À SUIVRE AUX FUNÉRAILLES DE DIFFÉRENTES RELIGIONS
Le père de l'un de vos amis bouddhistes décède. Vous désirez lui exprimer vos sympathies, mais comment le faire de façon convenable et significative ? Envoyer des fleurs, une carte ? Aller au service funèbre ? Et au service, comment se comporter ? Se couvrir la tête ? Enlever et laisser ses chaussures à la porte ?
La liste de ces particularités est longue. Les détails sont si déconcertants qu'ils peuvent nous empêcher de faire quoi que ce soit, ce qui serait dommage. Avoir une connaissance de la façon dont se déroulent les différents services religieux nous permet d'exprimer notre sympathie sous une forme qui nous convient et de façon significative.
Voici une brève description des rites funéraires des principales religions.
LE BOUDDHISME
Les funérailles bouddhistes ont généralement lieu à la maison funéraire, et non dans un temple. Il convient d'envoyer des fleurs. Le corps n'est exposé qu'un seul soir, la veille des funérailles, et on garde ses chaussures, qu'on n'enlève qu'au temple.
Au salon funéraire, des chandelles et de l'encens brûlent sur une table jusqu'à ce que le corps soit conduit au cimetière.
La famille est assise à l'avant de la pièce dans laquelle se trouve le cercueil. Les visiteurs la saluent, lui offrent leurs sympathies, puis vont vers le cercueil et s'inclinent. Par la suite, ils peuvent rester et s'asseoir, ou partir.
Souvent, les visiteurs font un don en argent à la famille.
Le jour suivant, un moine officie aux funérailles. Il y a beaucoup de prières et de chants, mais on ne s'attend pas à ce qu'un visiteur y participe. Hommes et femmes s'assoient ensemble, et aucun couvre-chef n'est exigé.
Le blanc est la couleur du deuil pour la famille; les amis portent souvent du noir.
À la fin du service funèbre, les membres de l'assistance s'avancent en un groupe et s'inclinent devant le cercueil pour les derniers hommages.
LES SIKHS
Les funérailles ont lieu dans les 48 heures suivant le décès. Elles prennent place à la maison funéraire, et non au temple (gurdwara). Alors qu'hommes et femmes s'assoient séparément au temple, ce n'est pas nécessairement le cas à la maison funéraire.
Le couvre-chef est requis de tous. Un foulard sur la tête est suffisant, tant pour les hommes que pour les femmes.
Aux funérailles, des passages du gourou Granth Sahib (le livre saint des Sikhs) sont lus et des prières offertes. Les connaissances et les amis ne doivent pas pleurer, mais on s'attend à ce qu'ils récitent les hymnes.
Il est convenable d'envoyer des fleurs ou une carte.
HINDOUISME
Les hindous tâchent de célébrer leur service funèbre le jour même de la mort, avant le coucher du soleil. Traditionnellement, la cérémonie est dirigée par le fils premier-né.
Le service a lieu à la maison funéraire. On peut envoyer des fleurs, quoique ce ne soit pas dans les traditions.
Ceux qui portent le deuil sont vêtus de blanc; on s'attend à ce que les autres portent des couleurs sobres.
Aux funérailles, la famille peut répandre des fleurs sur le défunt.
Tous les hindous sont incinérés. Une courte cérémonie a lieu au crématorium. Par la suite, la famille entre dans une période formelle d'affliction de treize jours ou plus, selon la caste.
L'ISLAM
Les musulmans essaient d'enterrer leurs morts le plus tôt possible, généralement moins d'un jour après la mort. Le service funèbre a lieu à la mosquée.
Les hommes et les femmes sont séparés ; les femmes doivent porter un voile ou un foulard et des vêtements amples. On s'assoit par terre, après avoir laissé ses chaussures à l'entrée.
La cérémonie est courte et consiste en psalmodies rituelles et récitations tirées du Coran.
Avant le départ pour le cimetière, les gens défilent devant le corps pour rendre leurs derniers hommages au défunt.
Les proches de la famille portent le noir. Il est approprié d'envoyer des fleurs ou une carte de sympathie.
Après une courte cérémonie au cimetière, les gens retournent à la mosquée pour d'autres prières et offrir d'autres paroles consolatrices à la famille. Par la suite, un repas est pris à la mosquée.
LES BAHA'I
Les adeptes de la foi Baha'i considèrent la vie sur cette terre comme une préparation à l'autre vie. Ils refusent l'embaumement et la crémation est interdite.
L'enterrement doit avoir lieu à moins d'une heure de voiture du lieu du décès.
Comme la foi Baha'i est sans clergé, la famille ou d'autres coreligionnaires conduisent la cérémonie.
Le service se tient soit à la chapelle baha'i ou sur le site de l'enterrement. Les hommes et les femmes s'assoient ensemble, et aucun couvre-chef n'est imposé. Il est convenable d'envoyer des fleurs ou une carte. Les gens se vêtent de façon respectueuse, selon leurs usages. Ceux qui portent le deuil s'habillent de couleurs sombres et évitent de se maquiller.
LE PROTESTANTISME
Quoiqu'il y ait une grande diversité de confessions à l'intérieur du protestantisme, elles s'accordent sur le thème chrétien de la résurrection.
Les services funèbres prennent ordinairement place à la maison funéraire, parfois à l'église.
Les visites se font selon un horaire, avant le jour des funérailles, qui ont lieu normalement trois jours au plus tard après le décès.
On peut envoyer des fleurs, des cartes de condoléances, ou faire un don à une œuvre de charité au nom du défunt.
Il n'est plus de mise aujourd'hui de porter le noir ou de se couvrir obligatoirement la tête.
Un ministre du culte préside normalement à la cérémonie, mais on assiste de plus en plus à une participation de la famille, d'amis parfois, à son déroulement. On ne s'attend pas à ce que les membres de l'assistance y participent, quoiqu'il arrive qu'on fasse place à des témoignages spontanés au sujet du disparu.
LE CATHOLICISME
Il y a de nombreuses variantes culturelles chez les catholiques, mais une tradition commune est l'exposition dans un salon funéraire, suivie du transport à l'église pour la messe de funérailles.
À certains moments, durant les heures de visites, un prêtre conduira la prière. Les visiteurs peuvent se dispenser d'y participer en s'assoyant tranquillement, mais il serait disgracieux de parler ou de partir pendant ce temps. La prière dure une quinzaine de minutes.
Dans certaines variantes culturelles, les catholiques font une génuflexion en entrant à l'église. Les non-catholiques devraient s'en abstenir.
Pendant la messe, seuls les catholiques peuvent recevoir la communion, mais tous doivent se lever et s'agenouiller aux moments prévus. Certains gardent la tradition de faire une génuflexion avant d'entrer dans leur banc.
On peut envoyer des fleurs, des cartes, faire des dons de charité et des offrandes de messes. Ces offrandes sont généralement placées en vue au salon funéraire.
D'habitude, seuls les membres de la famille immédiate accompagnent le corps au cimetière.
LE JUDAÏSME
Les funérailles juives ont lieu le plus tôt possible après le décès, soit le jour même, ou le lendemain. Les gens rendent hommage au défunt de trois façons : en assistant aux funérailles, en assistant à la mise en terre au cimetière, en venant en aide à la famille pendant la semaine qui suit, celle de Shiva (période d'activités restreintes, pour cause d'affliction).
Quoiqu'il y ait trois variantes du judaïsme (orthodoxe, conservateur et réformé), les services funèbres sont très semblables. Se couvrir la tête est obligatoire pour tous chez les orthodoxes, pour les hommes seulement chez les conservateurs, et la chose est facultative chez les réformés. Des couvre-chefs sont disponibles pour ceux qui n'en ont pas.
Jusqu'à ce que le corps soit enterré, l'attention doit se porter sur le défunt ; il est donc inapproprié de s'adresser à la famille. Envoyer des fleurs n'est pas dans la tradition juive, mais on peut rendre hommage au défunt en faisant un don à une cause préférée de la famille.
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GRC-RCMP
ppce1008.doc
15
mai 2000