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Debriefing communautaire
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Intervention à la suite d'un incident
majeur
Les crimes graves et les événements traumatisants peuvent avoir un impact important sur la vie des membres des collectivités que nous servons. Ce fut le cas récemment à Fort McMurray (Alberta) lorsqu’un individu armé a tenu la police en échec durant dix heures. Durant ce temps, le suspect a tiré entre 60 et 75 balles à proximité de citoyens qui dormaient et de membres détachés sur les lieux.
Dans les jours qui ont suivi, il est devenu apparent que l’événement a eu des répercussions plus graves qu’on l’avait anticipé sur les membres de la collectivité. L’incident a provoqué un émoi chez les citoyens et a rapidement défrayé les conversations. Plusieurs résidents ont commencé à craindre pour leur sécurité personnelle après avoir assimilé la nature des événements survenus. D’autres ont dit éprouver de la difficulté à trouver le sommeil et que leur routine avait été perturbée. À ce stade, il est devenu évident que les membres de la collectivité profiteraient d’une séance de debriefing post-incident.
Le but d’une telle séance est de réduire les craintes et l’anxiété du public après que celui-ci a pris connaissance d’événements troublants. Il s’agit de discuter de l’impact psychologique d’incidents graves et d’aiguiller les particuliers vers différents groupes de soutien et des professionnels de leur localité. Les séances de debriefing sont utiles pour toute question et pour tout incident qui a des répercussions négatives sur une collectivité : par exemple, un accident de la route mortel, le décès d’une jeune personne, ou la mise en accusation d’une personne occupant un poste de confiance pour des infractions sexuelles.
Les debriefings communautaires sont axés sur les aspects émotifs de l’incident. Il ne s’agit pas d’un forum sur les méthodes ou les résultats de l’enquête. Le modérateur établit des lignes directrices pour éviter que cela ne soit le cas. Le meilleur moyen de promouvoir le forum est de faire appel aux médias locaux (télévision, radio et quotidiens). On invite les résidents à se réunir (p. ex. dans une église, un gymnase) pour discuter des effets de l’incident sur leur quotidien. Différents organismes et professionnels de soutien sont invités à offrir leurs services et leur expertise en gestion du stress. On peut envisager les personnes et groupes suivants :
- le psychologue local ou le psychologue
désigné de la GRC;
- des préposés du Programme
d’aide aux membres et aux employés (PAME);
- des intervenants en situation d’urgence
(p. ex. des préposés à la ligne d’écoute téléphonique
locale);
- des intervenants des services d’assistance
aux victimes;
- des membres du détachement;
- tout autre groupe ou organisme possédant
de l’expertise en gestion du stress.
Les différents groupes sont invités à faire un exposé de 5 à 10 minutes sur des techniques et stratégies de gestion du stress. C’est aussi une excellente occasion pour eux de faire valoir leurs services. La séance se poursuit avec une période de questions où les résidents peuvent interroger les membres de la tribune. Enfin, on termine par une rencontre amicale où des rafraîchissements et des amuse-gueules sont servis; les résidents peuvent ainsi discuter avec les membres présents dans un cadre détendu.
L’initiative est conforme aux normes rigoureuses du service axé sur la clientèle. Le debriefing communautaire est un excellent moyen de nouer des relations constructives avec les collectivités que nous servons. On crée et entretient des partenariats en recourant à différents groupes de soutien et aux médias. De telles initiatives montrent que la GRC se soucie des besoins de la collectivité. Elles favorisent aussi le développement d’une relation de confiance avec les citoyens. Enfin, la couverture médiatique et les nouveaux liens formés favorisent l’image de la GRC.
| Cap. John L. HANEY
a/s Détachement de Fort McMurray (GRC) 9912, av. MacDonald Fort McMurray (Alb.) T9H 1S8 Téléphone : (780) 799-8850 Courriel : ROSS (JHANEY) Détachement de Fort McMurray |
© RCMP-GRC septembre 25, 2002