COMMENT
FAIRE DU MARC UN CHOIX NATUREL?
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COMPÉTENCE FONCTIONNELLE
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Lorsqu'un employé
de la GRC a maille à partir avec un collègue et décide
de se tourner vers le mode alternatif de résolution des conflits pour
tenter de trouver une solution, le résultat dépend de plusieurs
variables. Et s'il y en a une que l'ensemble des coordonnateurs du MARC voudraient
éliminer, c'est bien la disparité dans la manière dont
le conflit est géré d'une division à l'autre.
« À l'heure
actuelle, les membres ont facilement accès au programme dans certaines
divisions alors que dans d'autres, ils n'ont pas toujours cette chance, surtout
si le gestionnaire dont ils dépendent est plus ou moins convaincu des
bienfaits du MARC », explique Jean-Claude Demers, conseiller national en
matière du MARC.
D'où la nécessité
pour les coordonnateurs du MARC de concevoir des stratégies visant à
accroître la mobilisation des gestionnaires à l'égard du
MARC. Car, comme le fait si justement remarquer M. Demers, « tous les employés
et gestionnaires ne manifestent pas le même degré d'engagement
envers le MARC. »
Du 30 mars au 1er
avril 2000, les coordonnateurs du MARC des différentes divisions étaient
réunis à la DG pour une RPA visant notamment à fixer des
normes nationales de formation et de prestation de service, et à discuter
de la manière de susciter une plus grande mobilisation générale
des gestionnaires à l'égard du MARC. L'objectif est de faire du
MARC le choix naturel des employés et des gestionnaires de la GRC en
cas de conflit au travail.
« Les divisions E,
F et K font preuve d'un degré d'initiative et de sensibilisation au MARC
particulièrement élevé, souligne M. Demers. Ces provinces
de l'Ouest ont pris des initiatives intéressantes que j'aimerais voir
s'étendre au reste du pays. »
À la RPA, les coordonnateurs
ont tenté de cerner les moyens de garantir un même accès
au programme à l'ensemble des membres au pays. Des groupes de travail
ont passé en revue les critères de sélection des futurs
formateurs et médiateurs, et examiné les rôles et les responsabilités
du comité directeur. Marie-Thérèse O'Sullivan, coordonnatrice
du MARC pour la région de la capitale nationale, a déclaré :
« Nous allons uniformiser nos façons de faire. Ça ne peut
être que bénéfique pour le programme. » Les participants
ont également examiné la question de la confidentialité
et de la Loi sur l'accès à l'information, et échangé
des idées sur leurs expériences respectives.
« Il reste quelques
problèmes d'ordre administratif à régler, d'ajouter M.
Demers, notamment pour savoir si on doit ouvrir un dossier, établir des
statistiques, fixer des mesures de réparation, y compris une compensation
financière, et autres détails de ce genre. »
Pour M. Demers, l'objectif
premier de la réunion était d'harmoniser les pratiques administratives.
« Le Commissaire tient personnellement à ancrer ce principe (le
MARC) dans l'organisation. Lorsqu'il s'adresse à d'autres services et
organismes, il fait souvent référence à notre programme
et à notre manière de faire à ce chapitre. Ce qui nous
vaut d'ailleurs chaque semaine plusieurs appels de services qui désirent
en savoir plus sur notre programme. »
M. Demers souligne que pour
renforcer l'adhésion autour du programme, la GRC doit rassurer toutes
les parties. « Nous avons demandé aux coordonnateurs quel était
le taux de pénétration de notre message à la Gendarmerie
et ce que nous pourrions faire pour que, dans chaque division, le MARC s'impose
tout naturellement à l'esprit des employés et des gestionnaires
en cas de conflit. »
« Il nous faut quelque chose de plus convaincant qu'un simple appui verbal; un plus grand engagement de la part des gestionnaires et une stratégie ou une formule pour le conserver, reconnaît M. Demers. Pour ce faire, nos coordonnateurs doivent arrimer le MARC à la culture opérationnelle de la GRC. C'est pourquoi je m'efforce de trouver des façons novatrices de mettre en pratique le MARC dans les activités quotidiennes. »
©
RCMP-GRC
marc0006.doc
July 7, 2000