COMMENT FAIRE DU MARC UN CHOIX NATUREL?
FIXER DES NORMES ET REHAUSSER LE NIVEAU DE CONFIANCE DEVRAIT AIDER


PAR LENORE RICHARDS

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COMPÉTENCE FONCTIONNELLE

dotred.gif (326 bytes)Partenariat - Coopération multidisciplinaire et avec d'autres organismes [Négociation, médiation et résolution de conflits]

Lorsqu'un employé de la GRC a maille à partir avec un collègue et décide de se tourner vers le mode alternatif de résolution des conflits pour tenter de trouver une solution, le résultat dépend de plusieurs variables. Et s'il y en a une que l'ensemble des coordonnateurs du MARC voudraient éliminer, c'est bien la disparité dans la manière dont le conflit est géré d'une division à l'autre.

« À l'heure actuelle, les membres ont facilement accès au programme dans certaines divisions alors que dans d'autres, ils n'ont pas toujours cette chance, surtout si le gestionnaire dont ils dépendent est plus ou moins convaincu des bienfaits du MARC », explique Jean-Claude Demers, conseiller national en matière du MARC.

D'où la nécessité pour les coordonnateurs du MARC de concevoir des stratégies visant à accroître la mobilisation des gestionnaires à l'égard du MARC. Car, comme le fait si justement remarquer M. Demers, « tous les employés et gestionnaires ne manifestent pas le même degré d'engagement envers le MARC. »

Du 30 mars au 1er avril 2000, les coordonnateurs du MARC des différentes divisions étaient réunis à la DG pour une RPA visant notamment à fixer des normes nationales de formation et de prestation de service, et à discuter de la manière de susciter une plus grande mobilisation générale des gestionnaires à l'égard du MARC. L'objectif est de faire du MARC le choix naturel des employés et des gestionnaires de la GRC en cas de conflit au travail.

« Les divisions E, F et K font preuve d'un degré d'initiative et de sensibilisation au MARC particulièrement élevé, souligne M. Demers. Ces provinces de l'Ouest ont pris des initiatives intéressantes que j'aimerais voir s'étendre au reste du pays. »

À la RPA, les coordonnateurs ont tenté de cerner les moyens de garantir un même accès au programme à l'ensemble des membres au pays. Des groupes de travail ont passé en revue les critères de sélection des futurs formateurs et médiateurs, et examiné les rôles et les responsabilités du comité directeur. Marie-Thérèse O'Sullivan, coordonnatrice du MARC pour la région de la capitale nationale, a déclaré : « Nous allons uniformiser nos façons de faire. Ça ne peut être que bénéfique pour le programme. » Les participants ont également examiné la question de la confidentialité et de la Loi sur l'accès à l'information, et échangé des idées sur leurs expériences respectives.

« Il reste quelques problèmes d'ordre administratif à régler, d'ajouter M. Demers, notamment pour savoir si on doit ouvrir un dossier, établir des statistiques, fixer des mesures de réparation, y compris une compensation financière, et autres détails de ce genre. »

Pour M. Demers, l'objectif premier de la réunion était d'harmoniser les pratiques administratives. « Le Commissaire tient personnellement à ancrer ce principe (le MARC) dans l'organisation. Lorsqu'il s'adresse à d'autres services et organismes, il fait souvent référence à notre programme et à notre manière de faire à ce chapitre. Ce qui nous vaut d'ailleurs chaque semaine plusieurs appels de services qui désirent en savoir plus sur notre programme. »

M. Demers souligne que pour renforcer l'adhésion autour du programme, la GRC doit rassurer toutes les parties. « Nous avons demandé aux coordonnateurs quel était le taux de pénétration de notre message à la Gendarmerie et ce que nous pourrions faire pour que, dans chaque division, le MARC s'impose tout naturellement à l'esprit des employés et des gestionnaires en cas de conflit. »

« Il nous faut quelque chose de plus convaincant qu'un simple appui verbal; un plus grand engagement de la part des gestionnaires et une stratégie ou une formule pour le conserver, reconnaît M. Demers. Pour ce faire, nos coordonnateurs doivent arrimer le MARC à la culture opérationnelle de la GRC. C'est pourquoi je m'efforce de trouver des façons novatrices de mettre en pratique le MARC dans les activités quotidiennes. »


Conseiller en matière du MARC

 

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July 7, 2000