UNE
NOUVELLE DÉMARCHE DISCIPLINAIRE DÉPOURVUE DE FORMALITÉS
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COMPÉTENCE FONCTIONNELLE
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Note de la Rédaction: Le Pony Express a déjà traité du sujet précité à l'occasion de la conférence des c. div. et des RDRF du mois de juin. D'autres divisions ayant depuis manifesté leur intérêt, nous avons décidé de revoir l'article.
VANCOUVER --
Un comité disciplinaire nouvellement formé apporte rapidement
d'heureuses solutions à des questions disciplinaires à la Division
E. «Une division de la taille de la Division E a bon nombre de cas disciplinaires
à régler, souligne le commandant divisionnaire, le commissaire
adjoint Murray Johnston. J'ai demandé aux représentants divisionnaires
et au personnel des Ressources humaines d'examiner la question en vue de trouver
une façon de régler plus rapidement les questions disciplinaires
et de réintégrer les membres dans leurs fonctions dans un meilleur
état d'esprit.»
Le comité issu de
cette initiative est composé d'un représentant divisionnaire,
du représentant de l'officier compétent et du coordonnateur du
MARC, qui préside aussi le comité. M. Johnston explique que
le comité étudie chaque cas afin de voir si on peut le régler
le plus rapidement possible en faisant appel au mode alternatif de résolution
de conflit (MARC). Il examine ensuite les précédents et les décisions
passées des comités d'arbitrage, tient compte des circonstances
particulières du cas et présente ses recommandations au commandant
divisionnaire, qui prendra la décision finale,.
«À mon avis, la démarche
disciplinaire officielle donne lieu à des délais inacceptables,
déclare M. Johnston. On met parfois des années avant de régler
certaines questions. Le processus doit être expéditif sans être
trop punitif, au sens le plus large du mot.»
M. Johnston rappelle
que les comités d'arbitrage peuvent recommander des mesures réparatrices,
mais qu'il n'y a aucun mécanisme en place pour en assurer la mise en
application. De plus, la privation de plusieurs jours de solde dans une division
où le coût de la vie est élevé s'avère bien
souvent une peine d'une sévérité indue par rapport au geste
commis.
M. Johnston ajoute
que la Gendarmerie y gagne davantage à régler rapidement le problème
du membre et à le réintégrer rapidement dans ses fonctions.
Il signale que le coût de la démarche officielle, bien que secondaire
par rapport au coût humain, joue également en faveur de la nouvelle
démarche. «Lorsqu'un membre se retrouve en difficulté, cela engendre
beaucoup de stress, aussi bien pour le membre que pour le service où
il travaille.»
«Il reste un certain nombre
de cas à étudier, explique le sergent d'état-major Bruce
Morrison, un RDRF de la Division E qui fait partie du comité. Le coordonnateur
du MARC m'appelle, me remet un résumé du cas et on me permet de
consulter le dossier. Nous discutons ensuite franchement et ouvertement des
circonstances et nous tentons de trouver une solution. Dans deux cas, il nous
a été impossible de trouver une solution et nous avons recommandé
d'utiliser la démarche officielle.»
M. Morrison rapporte que dans les 23 cas traités depuis la formation du comité, onze ont été réglés avec succès grâce au MARC, tandis que les autres ont donné lieu à un licenciement négocié. Il reste encore sept cas à étudier.
«Le comité a extrêmement
bien fonctionné, déclare M. Johnston. Il ne convient pas
à tous, mais nous avons obtenu du succès avec et nous comptons
poursuivre en ce sens.»
M. Johnston souligne que le membre est parfaitement libre de se prêter à cette démarche,. Dès que le comité a formulé ses recommandations, il les transmet au commandant divisionnaire. On consulte ensuite le membre, qui doit s'engager par écrit à prendre les mesures réparatrices nécessaires pour régler le problème. Il pourrait s'agir de cours de gestion de la colère, de consultations psychologiques ou d'une autre forme de traitement. M. Johnston rappelle que si le membre omet de respecter le conditions de l'entente, on peut mettre en branle la démarche officielle. Il ajoute que le membre peut également se raviser en tout temps avant de s'engager par écrit à faire appel au MARC et choisir la démarche qui emprunte la filière disciplinaire officielle.
© RCMP-GRC
marc0004.doc
July, 6, 2000